De plus en plus de chômeurs ont un petit boulot pour doper leurs revenus

Travailler tout en restant inscrit à Pôle Emploi devient une pratique de plus en plus courante. Entre 1995 et 2011, le nombre d'allocataires exerçant une activité réduite a plus que doublé, passant de 469.000 à 1,1 million, selon un rapport de l'Unédic, le gestionnaire de l'assurance chômage.

L'activité réduite s'est tout particulièrement développée chez les seniors et les femmes : la part des allocataires de plus de 50 ans dans cette situation a triplé au cours des 16 années étudiées (de 10 à 34%), tandis que celle des femmes a presque doublé (de 22 à 43%). Une tendance liée au développement de l'emploi à temps partiel.

Les intérimaires sont aussi nombreux à pointer à Pôle Emploi : ils représentent, au total, 23% des allocataires en activité réduite. La proportion d'intermittents du spectacle, de son côté, atteint 7%.

Cette activité réduite permet aux allocataires de doper leurs revenus. Alors que les chômeurs sans activité touchent en moyenne 1.095 euros d'allocation en moyenne, ceux qui exercent un travail récoltent 1.470 euros, soit 34% de plus.

Parmi ces chômeurs qui travaillent, il existe deux catégories : ceux qui cumulent un petit boulot et l'allocation chômage, qui touchent 1.365 euros par mois en moyenne, et ceux qui ne sont pas indemnisés du fait d'un revenu d'activité ou d'un nombre d'heures travaillées trop important, qui gagnent 1.560 euros.

Cette possibilité de cumuler allocation chômage et revenus d'activité a pour objectif d'inciter les chômeurs à ne pas trop s'éloigner de l'emploi, et donc à augmenter la probabilité qu'ils retrouvent un travail durable. Elle n'est possible que si le chômeur travaille moins de 110 heures au cours du mois et que sa rémunération n'excède pas 70% des salaires antérieurs.

Seul bémol : d'après le médiateur de Pôle Emploi, cette procédure s'avère complexe et favoriserait les erreurs de calcul.





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