Allemagne: le chômage partiel, une des clés de la bonne tenue de l'emploi

En vue des législatives allemandes, dimanche 22 septembre, BFM Business va multiplier les focus sur les forces et les faiblesses de l'économie allemande. Ce lundi 16 septembre, on se penche sur le "kurzarbeit", le travail à temps partiel.

Les Allemands élisent dimanche 22 septembre leurs représentants au Bundestag. L'occasion pour BFM Business de se pencher, toute cette semaine, sur différents aspects de l'économie allemande, ses forces, ses faiblesses, ses marques de fabrique. Ce lundi 16 septembre, coup de projecteur sur le "kurzarbeit", un dispositif qui a permis au pays de traverser la crise sans trop détruire d'emplois.

Derrière ce nom se cache en fait le chômage partiel, l'une des clés de la bonne résistance du marché de l'emploi outre-Rhin. Une entreprise allemande peut ainsi réviser à la baisse les horaires de ses employés pendant six mois, si "son activité baisse considérablement et pour des raisons économiques".

Un dispositif coûteux mais efficace

Pour bénéficier de ce dispositif, l'entreprise doit avoir épuisé toutes les autres mesures de réduction du temps de travail, comme la suppression des heures supplémentaires. Ensuite, dans le cadre du "kurzarbeit", l'agence fédérale allemande pour l'emploi prend à sa charge au moins deux tiers du manque à gagner pour les salariés forcés de travailler moins.

Les patrons évitent ainsi de couteux licenciements, et gardent des salariés, déjà formés, qu’ils récupèrent à plein temps dès que la machine économique repart.

Le dispositif a un prix. Au plus fort de la crise en 2009, le déficit de l’assurance chômage avait atteint 14 milliards d’euros. Il commence néanmoins à faire des émules. En France, les partenaires sociaux se sont mis d'accord au début de l'année, pour mettre en place les fameux accords de maintien dans l'emploi.


Delphine Liou



Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir