Emplois d’avenir : le boom

Le ministre du Travail Michel Sapin sera à Angoulême le 26 septembre pour évoquer les contrats d’avenir. Car Angoulême et l’Agglomération jouent le jeu du dispositif.

De la Normandie aux Vosges, Michel Sapin a pris son bâton de pèlerin pour défendre et promouvoir les contrats d’avenir. Et le ministre du Travail a fait d’Angoulême l’une des étapes de ce Tour de France. Ce sera jeudi 26 septembre…

Il faut dire qu’Angoulême et son agglomération ont largement contribué au bon démarrage du dispositif gouvernemental à l’échelle du département (1) : 25 recrutements pour la Ville d’Angoulême, cinq pour le Centre communal d’action sociale (CCAS) et 33 pour le Grand-Angoulême. Il convient aussi d’ajouter les contributions des autres communes de l’agglomération, dont La Couronne (six recrutements).

Beaucoup de demandes

Rappelons que le dispositif, ouvert aux collectivités, entreprises et associations, s’adresse aux jeunes de 16 à 25 ans (jusqu’à 30 ans pour les jeunes handicapés), peu ou pas qualifiés, pour des contrats d’un an, à temps plein, renouvelables à trois reprises et payés au Smic. « Le nombre de demandes est assez impressionnant », relève Dominique Thuillier, adjoint au maire d’Angoulême. « L’avantage du dispositif, c’est qu’il insiste sur l’obligation d’une formation qui doit déboucher sur une validation des acquis ou permettre de préparer les concours d’entrée dans la fonction publique. Globalement, il faut que les jeunes sortent du dispositif en étant mieux armés sur le marché de l’emploi. Par exemple, les 13 jeunes recrutés au service des déchets ménagers du Grand-Angoulême passeront leur permis poids lourd ou même VL (véhicule léger) pour certains… La finalité, c’est de les aider à retrouver un emploi. Et, de notre côté, nous n’excluons pas des embauches définitives, en fonction des départs à la retraite. »

Envie d’« aller plus loin »

L’État verse à l’employeur 75 % du salaire du jeune recruté. L’employeur finance les 25 % restants et la formation. La seule Ville d’Angoulême a débloqué 320 000 euros pour lancer le dispositif et a dédié un poste, confié à Nathalie Jubert, à la gestion de l’ensemble des emplois aidés de la collectivité (service civique, contrats d’apprentissage, etc.). « Nous avons aussi la particularité d’avoir mis en place, pour les emplois d’avenir, un système de rémunération des tuteurs, aligné sur celui des contrats d’apprentissage », ajoute Dominique Thuillier, sans masquer son envie de voir le dispositif « aller plus loin ».

(1) 379 emplois d’avenir recensés au 30 août en Charente, mobilisés au travers des Missions locales, de Cap Emploi et de Pôle Emploi, soit 73,7 % de l’objectif annuel.

Par B. R.





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>> Emploi d’avenir, comment ça marche ? | pole-emploi.fr | Publié le 23 juillet 2013



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