En Allemagne, la baisse du chômage s'accompagne d'un rebond des mini-jobs

Outre-Rhin, de plus en plus de personnes cumulent leur emploi principal avec un mini-job pour boucler leurs fins de mois.

Si l'Allemagne a récemment atteint son taux de chômage le plus bas depuis la réunification, les mini-jobs, ces emplois peu qualifiés à rémunération limitée, ne sont pas pour autant près de disparaître.

En mars 2018, il n'y en avait pas moins de 7,6 millions dans le pays, rapporte le quotidien allemand « Rheinische Post ».

Les chiffres officiels de l'agence pour l'emploi ont été communiqués en décembre par le gouvernement, à la demande des députés Verts. La population active allemande est estimée, elle, à 41,7 millions de personnes en 2018.

 


QU'EST-CE QU'UN MINI-JOB ?
Les mini-jobs sont des contrats à temps partiel conçus à l'origine comme des emplois d'appoint. Leur application est définie par la loi : ils durent un maximum de 50 heures par mois, et ne peuvent pas être rémunérés au-delà de 450 euros mensuels. Le salarié ne paie pas de cotisations sociales.


 

Les hommes cumulent les emplois

Premier constat : les chiffres des mini-jobs sont sensiblement identiques à ceux de décembre 2014. A l'époque, le salaire minimum n'existait pas encore Outre-Rhin. Le pays comptait alors 7,67 millions de ces emplois.

Outre ce retour au niveau de 2014, une autre tendance ressort : le nombre de mini-jobs cumulés à une activité principale augmente par rapport à 2014. On en compte 2,8 millions en 2018 - contre 2,5 millions il y a quatre ans. De plus en plus d'Allemands y ont recours pour boucler leurs fins de mois.

Les hommes constituent la majorité de ces salariés : parmi les 2,8 millions de personnes qui cumulent deux emplois, 1,5 million sont des hommes. Les femmes en revanche sont plus nombreuses à n'avoir qu'un seul « mini-job » comme source de revenus : elles sont trois millions dans ce cas, sur 4,8 millions d'Allemands concernés.