Plus de 200 millions de Chômeurs en 2015

Le dernier rapport de l'Organisation internationale du travail alerte sur une augmentation du nombre de chômeurs entre 2013 et 2015 ainsi qu'un creusement des inégalités.

Si la crise financière est derrière nous, ses répercussions sur le front social s'amplifient. Le dernier rapport de l'Organisation internationale du travail (OIT), publié ce lundi, alerte sur la montée du chômage et le creusement des inégalités dans les pays développés. Alors que la situation tend à s'améliorer dans les économies émergentes, même si l'écart entre les riches et les pauvres figure toujours parmi les plus élevés.

Entre 2007 et 2015, évalue l'OIT, le nombre de chômeurs dans le monde sera passé de 169,7 à 207,8 millions. Surtout, sa prévision s'est aggravée depuis le dernier rapport de janvier: l'organisation prévoit 6 millions de chômeurs en plus entre 2013 et 2015 contre 5 millions précédemment. En huit ans, les économies avancées auront connu la plus forte hausse du taux de chômage - de 55% - qui touchera en 2015 45,3 millions de personnes. À noter que l'Asie du Sud-est est la seule région du monde où le chômage a baissé.

Appauvrissement des classes moyennes

Zone particulièrement touchée, l'Union européenne doit créer 5,2 millions de postes pour revenir au niveau d'avant crise. L'Europe du Sud - Chypre, Espagne, Grèce et Portugal - est la plus impactée. Une aggravation qui s'accompagne depuis deux ans, dans ces pays, d'un creusement des inégalités et d'une hausse de la pauvreté. Elles ont globalement progressé dans 14 pays - sur 26 économies avancées -, dont la France, le Danemark ainsi qu'aux États-Unis, qui enregistre l'augmentation la plus importante.

L'OIT s'inquiète en particulier de l'appauvrissement des classes moyennes, «un phénomène nourri par le chômage de longue durée, la détérioration de la qualité de l'emploi et les travailleurs qui abandonnent le marché du travail». Un exemple, en Espagne, où les ménages à revenus intermédiaires ne représentent plus que 46% à la fin de 2010, contre 50% en 2007.

En cause, souligne l'OIT, les programmes d'austérité et les difficultés financières des PME. «Contrairement aux grandes entreprises qui ont retrouvé de la liquidité, les PME font face à de gros problèmes de profitabilité et d'accès au crédit», explique Raymond Torres, principal auteur du rapport. Il faut aussi cibler les politiques sociales sur les plus vulnérables, les moins qualifiés, les jeunes…

Source : Le Figaro.fr








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