La réforme de l'assurance chômage, casse-tête du gouvernement

INDISCRET - L'ouverture de l'assurance chômage aux démissionnaires, promesse de campagne d'Emmanuel Macron, s'avère plus complexe que prévu.

Ouvrir l'assurance chômage aux démissionnaires est un véritable casse-tête pour le ministère du Travail. Prévue demain, la réunion multipartite avec les partenaires sociaux sur le sujet a été décalée à la semaine du 11 décembre. En cause? Le coût d'une telle mesure. Déjà, le droit de démissionner volontairement tout en touchant l'assurance chômage pourrait ne plus être possible tous les cinq ans, comme le Président l'avait laissé entendre durant la campagne. Patronat et syndicats seraient favorables à un élargissement des cas d'indemnisation offerts aux salariés qui quittent leur emploi. Actuellement, il y en a 13. Jouable, mais politiquement peu visible.

Un projet de loi attendu en avril

Ce deuxième volet des grands chantiers socio-économiques du gouvernement s'est ouvert après la signature des ordonnances de réforme du Code du travail. Avec la même méthode : Emmanuel Macron avait ouvert le bal de la concertation en recevant dès mi-octobre les partenaires sociaux; puis Matignon et le ministère du Travail prennent le relais. Un projet de loi est attendu en avril. "L'objectif, c'est d'ouvrir l'assurance chômage à tous et c'est aussi qu'elle puisse se réformer pour lutter contre la précarité", souhaitait Muriel Pénicaud.




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