Selon Muriel Pénicaud, les contrats aidés ne sont «pas efficaces contre le chômage»

Plutôt que dans les contrats aidés, la ministre du Travail préfère «investir dans la formation et dans le développement des compétences».

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a estimé mercredi à l'Assemblée nationale que les contrats aidés étaient «coûteux» et «pas efficaces dans la lutte contre le chômage». Une déclaration pas vraiment surprenante puisqu'une baisse du nombre de contrats aidés a déjà été annoncée par Gérald Darmanin, le ministre de l'Action et des Comptes Publics, dans le cadre du plan d'économie de 4,5 milliards d'euros.

Lors des questions au gouvernement, les députés Serge Letchimy (NG) et Jean-Hugues Ratenon (FI) ont interpellé la ministre du Travail à propos de cette mesure qui toucherait notamment l'Outre-mer, leur terre d'élection. La quasi totalité des maires de la Réunion étaient rassemblée au même moment devant la préfecture de Saint-Denis pour réclamer l'augmentation du nombre des contrats aidés, sans lesquels la rentrée scolaire ne peut être assurée, selon eux.

Les décisions pour la fin de l'année «n'ont pas encore eu lieu», a répondu Mme Pénicaud, précisant qu'elles seraient prises «d'ici quelques jours», guidées par quatre priorités : «Les Outre-mer, l'Education nationale, l'urgence sanitaire et l'urgence sociale». Elle a justifié la baisse des contrats aidés par «une sous-budgétisation et une surconsommation» par la majorité précédente. Le budget pour 2017 prévoyait 280 000 nouveaux contrats aidés, mais le gouvernement de Bernard Cazeneuve en avait déjà programmé les deux tiers au seul premier semestre. Une rallonge de 13 000 contrats aidés supplémentaires a été annoncée mi-juillet, portant le total pour l'année à 293 000 contrats.


avec AFP



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