L'UE propose une mise à jour des règles d'assurance chômage entre Etats membres

Strasbourg, 13 déc 2016 - La Commission européenne a présenté mardi à Strasbourg une mise à jour des règles européennes d'assurance chômage pour les travailleurs transfrontaliers, mais aussi les personnes en recherche d'emploi dans un autre Etat membre, afin de faciliter la mobilité du travail.

Cette proposition "garantit la liberté de mouvement et protège les droits des citoyens, tout en renforçant les outils pour répondre aux abus possibles", a assuré la commissaire européenne aux Affaires sociales, Marianne Thyssen.

Elle vise à établir "un lien plus étroit entre l'endroit où les contributions sont payées et celui où les allocations sont réclamées, pour s'assurer d'une répartition équitable de la charge entre les Etats membres", écrit la Commission dans un communiqué.

En pratique, les personnes au chômage pourront continuer à toucher pendant six mois une indemnité versé par l'Etat membre où courent leurs droits s'ils cherchent du travail dans un autre pays de l'UE, au lieu de trois mois actuellement.

En ce qui concerne les travailleurs transfrontaliers, l'Etat membre dans lequel ils travaillent et cotisent aura, au bout d'un an, la charge des éventuelles indemnités chômage.

Enfin, un Etat membre pourra demander à ce qu'un chômeur ait travaillé au moins trois mois sur son sol avant qu'il puisse réclamer une assurance chômage. Dans le cas contraire, ce chômeur devra se tourner vers le pays où il a travaillé auparavant pour être indemnisé.

Le texte, qui doit maintenant être discuté au Parlement européen et par les Etats membres, s'attaque par ailleurs "aux citoyens inactifs", qui, dans un autre pays, "ne travaillent pas ou ne cherchent pas activement un emploi".

"Les Etats membres peuvent décider de ne pas (leur) accorder d'avantages sociaux", souligne la Commission.


avec AFP



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