Les 6 causes du chômage

Ce que nous proposons aujourd’hui est de hiérarchiser les différentes causes du chômage, au regard des enseignements de la science économique.

Même si le mois de septembre a enregistré une baisse importante du taux de chômage, ce qui a enthousiasmé les médias et le gouvernement, le chômage reste un problème endémique pour la France et un échec de la politique menée par François Hollande : depuis son élection en mai 2012, le ministère du Travail a recensé 617.000 chômeurs supplémentaires en catégorie A. Alors qu’approche l’année électorale 2017, la question du chômage, qu’il monte ou qu’il baisse selon les catégories dont on parle ou qu’on ignore, sera primordiale dans les choix des électeurs. On ne peut plus faire l’économie de regarder en face quelles sont les causes réelles de ce drame si corrosif pour la société.

Réflexion sur les 6 causes du chômage

Nous avons expliqué l’importance du chômage depuis des années dans cette rubrique de conjoncture, au risque de lasser nos lecteurs. Ce que nous proposons aujourd’hui est de hiérarchiser les causes, compte tenu des enseignements de la science économique, ignorée bien sûr de quelques Nobel comme Stiglitz ou Krugman.

1. La fiscalité personnelle progressive

Elle attaque ceux qui réussissent, donc les contribuables arbitrent en faveur du loisir et réduisent leur activité. La « reaganomics » s’est inspirée de cette réalité. L’effet Laffer montre que la baisse de la progressivité accroît les recettes fiscales : les gens se mettent à travailler dès que ce n’est plus pour le fisc

2. Le SMIC

Surtout quand il est proche du SMIC médian, il frappe par priorité les juniors et les seniors, en fermant la porte de l’emploi à ceux qui n’ont pas encore ou déjà plus une qualification élevée. Plus généralement, le SMIC rend le travail qualifié meilleur marché, et dissuade celui qui a un emploi peu qualifié d’améliorer sa qualification, il devient plus vulnérable au chômage

3. La rigidité du marché du travail

Elle est due aux législations et à l’action syndicale : les « petits boulots » sont interdits et la « précarité » est prohibée.

4. La fiscalité des entreprises

Cette fiscalité dissuasive empêche les entreprises d’investir, mais aussi tous les investisseurs potentiels.

5. Le poids des charges sociales

Ce poids excessif réduit la compétitivité des entreprises, comme la fiscalité, et il pénalise particulièrement les systèmes d’assurance-maladie et de retraites fondés sur la seule répartition. Avec une logique assurancielle et une capitalisation le poids diminue.

6. Le malinvestissement

L’État confisque l’épargne pour choisir des investissements non rentables, les projets rentables disparaissent faute de financement. Le malinvestissement se produit également en cas de politique monétaire laxiste, l’accès au crédit étant possible pour des emprunteurs insolvables, et l’inflation permettant d’éponger les dettes.

Cher François Hollande, vous avez trois mois pour suivre ce régime : si vous réussissez, nous voterons pour vous. Mais serez-vous candidat ?


Jacques Garello





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