Chômage la douche froide

Forte hausse du chômage à quelques mois de la présidentielle

En août, le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A s'établit à 3,56 millions, soit une hausse de 1,4 % par rapport au mois de juillet.

C'est une vraie douche froide pour François Hollande. Le nombre de chômeurs a enregistré une très forte hausse en août (+50 200, +1,4 %), s'établissant en métropole à 3,56 millions de personnes, a annoncé lundi le ministère du Travail, qui explique ce bond en partie par les conséquences des attentats de juillet.

L'indicateur de Pôle emploi a connu en août sa plus forte hausse depuis janvier 2013 (hors "bug" SFR). En comptant l'Outre-mer, l'augmentation est similaire, pour un total de 3,81 millions de personnes sans activité inscrites sur les listes. Même évolution en incluant les demandeurs d'emploi ayant exercé une petite activité (+1,4 %), à 5,52 millions en métropole, 5,82 millions sur la France entière. Le chômage reste toutefois en baisse depuis le début de l'année (-23 700 sans activité) et sur un an (-10 900).

Par ailleurs, les embauches ont nettement progressé (+ 3,7 % hors intérim) au mois d'août, selon des chiffres publiés par l'Acoss, l'organisme collecteur des cotisations de Sécurité sociale. Les dernières prévisions de l'Unedic, le gestionnaire de l'assurance chômage, sont optimistes pour cette année : l'organisme prévoit une baisse de 50 000 chômeurs d'ici à la fin de l'année en métropole.

« Ça va mieux »

Cette bonne tendance découle d'une amélioration des autres indicateurs du marché du travail, tous revenus dans le vert depuis le début de l'année, confortant le « ça va mieux » du chef de l'État. Si l'activité économique a subi un petit trou d'air entre avril et juin, en se contractant de 0,1 %, elle a toutefois enregistré un cinquième trimestre consécutif de créations nettes de poste dans le privé (+ 29 500 emplois). Sur un an, 121 300 ont été créés. Auparavant, la France avait connu trois années de destruction d'emplois.

Mais l'Unedic prédit une nouvelle dégradation en 2017, avec 79 000 chômeurs supplémentaires, en raison d'un ralentissement de la croissance sous « l'effet du Brexit », cumulée à un « ralentissement des politiques publiques de l'emploi », notamment des contrats aidés et du pacte de responsabilité. Le ministre de l'Économie, Michel Sapin, a accusé l'organisme de regarder l'avenir « avec des lunettes pessimistes », et réfuté la prévision de croissance du consensus des économistes pour 2017, + 1,2 %, sur laquelle se base l'Unedic. L'exécutif, lui, espère une croissance de 1,5 %.


avec AFP

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