Le chômage au plus bas depuis 2012 selon l'Insee

Selon l'institut, le taux de chômage au deuxième trimestre 2016 est le plus bas enregistré depuis quatre ans. La marge d'erreur et le "halo" autour du chômage appelle néanmoins à relativiser ce résultat.

Le chiffre sera sans doute très commenté par les partisans de François Hollande et par ses opposants. Au deuxième trimestre 2016, le taux de chômage en France a régressé de 0,3 points pour s'établir à 9,6% de la population active en métropole, et 9,9% pour la France entière, Outre-mer inclue. Ces taux sont calculés par l'Insee, qui se base sur la définition du Bureau international du travail (BIT). Les chiffres diffèrent donc de ceux de Pôle Emploi, qui sur la même période ne comptabilise que 5.300 chômeurs de moins en catégorie A.

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Entre avril et juin, l'Insee a donc comptabilisé 2,767 millions de chômeurs en métropole (-2,6% sur le trimestre), et parmi eux, 1,2 million qui cherchent du travail depuis un an. Le chômage de longue durée représente 4,3% de la population active, un résultat stable par rapport au premier trimestre. La baisse trimestrielle du chômage profite à toutes les tranches d'âges : -0,4 points pour les 15-24 ans, -0,1 point pour les plus de 50 ans.

Précautions nécessaires

En prenant en compte le résultat pour la France entière, le taux repasse sous les 10% pour la première fois depuis le troisième trimestre 2012. Le taux en métropole atteint aussi son plus-bas depuis quatre ans. Néanmoins, la marge d'erreur de l'indicateur étant de 0,3 points, ces résultat sont à prendre avec précaution.

Par ailleurs, le "halo" autour du chômage doit lui aussi être pris en compte : il s'agit des personnes souhaitant travailler, mais qui soit ne sont pas disponibles immédiatement, soit ne recherchent pas "activement" un emploi. L'Insee évalue leur nombre à 1,5 million, en hausse de 46.000 sur un an.

Enfin, dernière limite à ce "bon" chiffre du chômage, le nombre de personnes en sous-emploi, c'est-à-dire celles qui veulent travailler plus, augmente de 0,3 points, à 6,7%. Il s'agit en grande majorité de contrats à temps partiel dont la durée de travail est jugée trop courte par les travailleurs.


(Avec AFP)

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