Assurance-chômage: Gattaz est "prêt à assumer un échec" des négociations

Pierre Gattaz est revenu ce jeudi sur les négociations toujours en cours pour un accord sur l'assurance-chômage. En plein contexte social tendu, il assure qu'il ne se forcera pas à parvenir à un consensus à tout prix.

Un accord sur l'assurance-chômage? Oui, "mais pas à tout prix", a affirmé ce jeudi Pierre Gattaz, dans une interview de l'Opinion. "Nous sommes à la recherche d'un accord", a précisé le président du Medef, mais il s'est dit "prêt à assumer un échec" des pourparlers. Trois jours avant la dernière séance de négociations Unédic, l'organisation patronale doit tenir un conseil exécutif, soit le 13 juin. Elle décidera alors de donner mandat ou non sur le sujet des contributions patronales.

Pierre Gattaz a précisé ses conditions, dans les pages de l'Opinion. "Nous refuserons toute nouvelle hausse de cotisation, et toute complexité nouvelle", a-t-il assuré. "Une mise en oeuvre du compte pénibilité le 1er juillet est impossible", menace-t-il par ailleurs. Depuis le début du mois de mai, les négociations sur la révision de la convention qui régit l'assurance-chômage sont au point mort, faute de progrès.

Une reprise des négociations par l'Etat?

Alors que la contestation sociale contre la loi Travail bat son plein, la perspective d'un accord à la mi-juin semble s'éloigner. Les syndicats FO et la CGT ont d'ores et déjà demandé la prorogation pour plusieurs mois de l'actuelle convention d'assurance-chômage. Elle arrive normalement à échéance le 30 juin.

Le président du Medef a fait, à ce propos, état d'une "minorité qui souvent n'est pas concernée par la loi El Khomri bloque le pays", tout en déplorant "la chienlit pilotée par la CGT et ses affidés". Il estime que "c'est un très mauvais signal", "à l'heure où le gouvernement veut imposer le mandatement syndical dans toutes les entreprises". Il est, comme à son habitude, très remonté contre les syndicats qui participent aux négociations.


"Quand on voit que sur cinq organisations syndicales représentatives, deux (CGT et FO) n'aiment ni l'entreprise, ni l'économie de marché et ont comme mode d'action l'intimidation, la menace, le rapport de force, le blocage, je ne vois pas comment ce dispositif peut être compréhensible et acceptable", assure-t-il. En cas d'échec des négociations, la ministre du Travail Myriam El Khomri a laissé entendre que l'Etat pourrait reprendre la main.






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