Insee : le taux de chômage se stabilisera à 10% à la fin 2015

Le taux de chômage devrait se stabiliser au second semestre 2015 à 10% en métropole, en très légère baisse (0,1 point) par rapport à 2014, selon des prévisions publiées jeudi par l'Insee.

L'Institut de statistiques est un peu plus optimiste que dans ses dernières projections, puisqu'il tablait en juin sur 10,1% en France métropolitaine. Ce taux de 10% reste proche du pic historique de 1997 (10,4%).

Le taux de chômage au sens du BIT (Bureau international du travail) qui s'était stabilisé au deuxième trimestre à 10%, devrait rester à ce niveau jusqu'à la fin de l'année (contre 10,1% au second semestre 2014). En incluant l'outre-mer, le chômage s'établirait à 10,3% fin 2015 (contre 10,5% fin 2014), précise l'Insee.

Cette stabilisation s'explique par l'amélioration des perspectives en termes d'effectifs, due au regain d'activité: les créations d'emplois marchands, qui ont rebondi au deuxième trimestre après un léger repli, continueraient ainsi de se redresser au second semestre, en augmentant de 25.000 postes.

Cela représenterait une progression de 41.000 postes sur l'année 2015, après une perte de 63.000 postes en 2014.

l'Insee revoit à la baisse la croissance pour 2015, à 1,1%

L'Insee a, par ailleurs, révisé jeudi légèrement à la baisse sa prévision de croissance pour 2015, à 1,1% contre 1,2% prévus auparavant, prenant notamment en compte la «mauvaise surprise» de la croissance nulle du deuxième trimestre, et n'entrevoit pas de baisse sérieuse du chômage au cours de l'année.

Dans son point de conjoncture, l'Insee prévoit une croissance par «à-coups» pour les deux prochains trimestres. Après une hausse de 0,7% au 1er trimestre puis de 0% au deuxième, la hausse du produit intérieur brut (PIB) devrait s'établir à 0,2% au troisième (contre 0,3% prévus jusqu'alors) puis à 0,4% au quatrième.

L'estimation pour 2015 reste supérieure au pronostic officiel du gouvernement, qui a préféré jouer la prudence et s'en est tenu à une prévision de 1% en 2015. Ce qui ne l'a pas empêché de laisser entendre à plusieurs reprises que la croissance pourrait quand même être supérieure au bout du compte.

A 1,1%, la croissance atteindra «un niveau inédit depuis quatre ans», a souligné Dorian Roucher, chef de la division Synthèse conjoncturelle à l'Insee. Elle restera toutefois inférieure à la croissance de la zone euro, estimée pour 2015 par l'Insee à 1,6%.




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