Qui sont les candidats au remplacement de François Rebsamen ?

Seize mois. C'est le temps pendant lequel François Rebsamen est resté au gouvernement comme ministre du Travail, sans être parvenu à faire baisser les chiffres du chômage. La France comptait encore fin juin 3,5 millions de demandeurs d'emploi de catégorie A (sans aucune activité).

François Rebsamen a annoncé fin juillet son intention de succéder à son ancien adjoint, le maire socialiste de Dijon Alain Millot, mort d'un cancer. Il doit être élu lundi 10 août dans l'après-midi maire de Dijon, puis président de la communauté urbaine du grand Dijon et exercera à nouveau deux mandats qui étaient les siens de 2001 à 2014. Il remettra sa démission du gouvernement à l'issue du Conseil des ministres, le 19 août, se mettant ainsi en accord avec la règle du non-cumul des mandats inscrite dans la charte de déontologie signée par les ministres.

François Rebsamen laisse à d'autres la difficile tâche de diminuer le chômage, comme s'y était engagé le président de la République, François Hollande. Mais à qui pourrait revenir ce périlleux exercice ? Quatre noms reviennent avec insistance dans la presse.

Stéphane Le Foll, le hollandais

François Rebsamen ne donne pas de nom, mais établit le profil idéal, relève Le Journal du dimanche : "Il faut quelqu’un comme Sapin et moi, qui ait la ligne directe avec le président et le Premier ministre. Quelqu’un qui soit totalement en phase avec la politique économique du gouvernement."

Ce profil, note le journal, correspond parfaitement au ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll. Celui-ci présente un autre avantage : c'est un fidèle parmi les fidèles de François Hollande. Seul problème : il faudra lui trouver un successeur, en pleine crise agricole, alors que les éleveurs protestent contre la faiblesse des prix du lait et de la viande.

Jean-Marc Germain, le frondeur

Le nom du député socialiste Jean-Marc Germain, proche de la maire de Lille, Martine Aubry, et contestataire de la ligne Macron, est également avancé. L'auteur d'un livre intitulé Tout avait si bien commencé, journal d'un frondeur a les faveurs du patron de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, cité par le Journal du dimanche.

"Dans les noms qui circulent, je n'en vois qu'un qui pourrait résister à la ligne libérale, c'est Jean-Marc ­Germain", assure le syndicaliste au JDD. "Il avait contribué à améliorer les accords sur l'emploi et sur la compétitivité" en 2013, ajoute-t-il, tout en ne croyant "pas trop" à cette nomination.

Alain Vidalies, le technicien

Avocat et spécialiste du droit du travail, Alain Vidalies possède a priori le profil idéal. "C'est un bon technicien", assure d'ailleurs Jean-Claude Mailly, toujours au JDD. Apprécié des partenaires sociaux, il est décrit comme loyal et "ne fait pas de vagues", selon un proche du président cité parRTL.

Ce député socialiste des Landes est actuellement secrétaire d'Etat à la Pêche et aux Transports depuis août 2014, après avoir été ministre des Relations avec le Parlement.

Laurent Grandguillaume, l'outsider

Comme François Rebsamen, il est originaire de Côte-d'Or, où il a été élu à l'Assemblée en 2012. Laurent Grandguillaume a même été adjoint à la mairie de Dijon. Le jeune élu a été particulièrement remarqué au gouvernement pour son rapport sur l'auto-entreprenariat, remis en décembre 2013, et est cité depuis comme "ministrable", explique Le Monde. Son principal handicap ? Son âge. A 37 ans, il pourrait "ne pas être considéré comme assez aguerri pour un tel portefeuille", indique le quotidien.



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