Emploi et croissance internationale

LE CERCLE. Avril 2013, l’annonce est brutale dans tous les médias : le chômage en France dépasse la barre des 3.2 millions de personnes inscrites au Pôle Emploi et ce sont particulièrement les jeunes qui sont frappés de plein fouet, puisque le taux de chômage atteint désormais 25,7 % pour les -25 ans. Un bien triste palmarès qui célèbre un record absolu.

Pourtant en France, parmi les trois entreprises préférées des jeunes, deux sont françaises : LVMH et L’Oréal. Deux leaders internationaux qui affichent des croissances qui font pâlir leurs concurrents et sont fortement créateurs d’emplois. Deux symboles de l’"international french business" qui peuvent nous rendre optimistes quant à certaines solutions face au chômage. Bon nombre de PME françaises obtiennent-elles aussi de brillants succès à l’étranger, par exemple en Europe de l’Est, en Amérique latine ou en Asie.

L’Emploi passe par la croissance internationale : s’engager dans de nouvelles voies

Si le chômage en France va mal, il va encore plus mal en Espagne avec ses 6 millions de chômeurs et plus d’un jeune sur deux frappés par ce fléau. Cependant, on apprend aussi que deux régions espagnoles, l’Andalousie et les Canaries ont à la fois les taux de chômage les plus hauts et les taux d’entrepreneuriat les plus élevés. Une façon qu’ont les Espagnols de refuser le déclin et d’entreprendre en faveur de la croissance. Ce sursaut montre bien qu’au plus bas, l’individu rebondit. Cet enthousiasme entrepreneurial touche les universitaires espagnols qui déclarent être 35 % à vouloir se lancer dans la création de leur propre emploi.

La France a, elle aussi, sa façon de rebondir et ses entreprises ont bel et bien trouvé une solution de croissance à l’international. Si les jeunes Français affectionnent particulièrement les leaders mondiaux du Luxe et du cosmétique (LVMH et L’Oréal), c’est pour leur puissance, leur audace, leur esprit de conquête... bref, leur dynamique entrepreneuriale internationale. Et la France affiche de nombreuses autres belles réussites. Dans l’innovation par exemple les secteurs comme la santé, les télécoms, internet, l’aéronautique, la mécanique ou encore le BTP déploient des moyens considérables pour aller chercher des marchés hors de l’Hexagone et y créer de l’emploi.

Enfin, nos artisans montent au créneau et ne sont pas en reste ! Les artisans d’art sont nos meilleurs ambassadeurs du "savoir-vivre et savoir-être à la française". Daniel Montesantos, coiffeur designer de renom international, connaît de beaux succès avec son Académie européenne de la Coiffure et apporte aux jeunes un souffle d’optimisme qui vient d’ailleurs et leur donne envie d’entreprendre !

Des ressources pour accompagner la croissance à l’international

Toutefois, aller chercher cette croissance à l’étranger nécessite de savoir manager l’international et d’y allouer les bonnes ressources. Les entreprises françaises, nous l’avons vu, ont de forts atouts concurrentiels, mais elles ont aussi un besoin accru en ressources humaines. La valeur "France" s’exporte bien", mais la valeur "compétence métier" doit suivre. Une règle fondamentale qu’il faut retenir pour réussir son management à l’international est de s’entourer de compétences "biculturelles".

Il faut avoir ce talent de comprendre la spécificité entrepreneuriale française et sa capacité à s’adapter à un territoire spécifique. Le bon recrutement doit intégrer cette double spécificité, cette double exigence qui deviennent le socle d’une dynamique de croissance et d’emplois. C’est la raison pour laquelle de nombreux partenariats de coopération se sont établis entre les différents acteurs du management RH et du recrutement.

Lorsqu’une entreprise française se développe au Brésil par exemple, elle augmentera ses chances de succès grâce à une forte connaissance de son ADN culturel et de son territoire de conquête. Brésiliens et français devront coopérer pour optimiser les recrutements et mettre en place un management efficace. Une approche pragmatique qui favorise sans aucun doute la croissance et l’emploi. La mondialisation ne doit pas nous faire peur : c’est un atout, sachons l’utiliser.

Jean-François Roquet, PDG du Groupe FSC, leader indépendant du Conseil en RH et Recrutement






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