Le diplôme d’ingénieur : la meilleure protection contre le chômage ?

Alors que la saison de l'orientation bat son plein, il n'est pas inutile de rappeler quelques certitudes au sujet du diplôme et du métier d'ingénieur. L'un et l'autre offrent en effet, sur le marché de l'emploi, un certain nombre d'atouts que beaucoup d'autres filières pourraient leur envier. A l'exception de quelques métiers "de niche", très recherchés et en tension, peu de formations offrent une aussi bonne protection contre le chômage. Autant d'éléments à prendre en compte pour ceux qui hésitent au moment de choisir leur voie.

1. Année après année, il se confirme que le diplôme d'ingénieur est l'un de ceux qui permettent le plus aisément d'accéder à un emploi. En règle générale, 95 % des titulaires d'un diplôme d'ingénieur décrochent leur premier poste dans les six mois suivant leur sortie de l'école. Pour beaucoup d'entre eux, ce délai est même nettement plus court. Dans de nombreux cas, le contrat d'embauche est même signé avant même l'obtention du diplôme. Sans compter que de nombreux jeunes ingénieurs peuvent s'offrir le luxe de choisir entre plusieurs propositions d'embauches fermes. Certes, il arrive, de façon ponctuelle, que de jeunes ingénieurs mal préparés à la recherche d'emploi peinent à s'insérer dans le monde professionnel. Mais ils restent très peu nombreux. Et le plus souvent, les choses s'arrangent assez rapidement.

2. Compte tenu de la place croissante des technologies dans notre société (dans le numérique, mais aussi l'énergie, les matériaux, l'électronique, la construction, l'automobile...), la demande d'ingénieurs va incontestablement se maintenir à très haut niveau au cours des prochaines années pour de nombreuses années encore.

3. Le plus souvent, le diplôme d'ingénieur donne accès à un emploi stable, à temps plein, correctement rémunéré, de statut cadre, et avec une perspective de progression rapide de la rémunération comme des responsabilités. Quant au spectre des emplois accessibles avec un diplôme d'ingénieur, il est très large : de la production au bureau d'études, de la recherche à la gestion de projet, du management d'équipe au conseil en technologies, etc.

4. La demande forte d'ingénieurs n'est pas seulement un phénomène franco-français : elle est mondiale. Un ingénieur trouvera aisément à s'employer à l'étranger si l'envie lui en prend - ou si le marché hexagonal ralentit. D'autant que les ingénieurs issus des écoles françaises sont particulièrement appréciés dans le monde entier.

5. Si l'on observe les statistiques sur l'emploi des ingénieurs (et notamment celles que publie régulièrement le CNISF - Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France), on s'aperçoit qu'une carrière d'ingénieur comporte en général peu de "trous" prolongés - ce qui est loin d'être le cas d'autres professions très enviées. L'ingénieur qui connaît un "accident de carrière" (un licenciement, pour dire les choses plus carrément) retrouve en général sans difficultés du travail dans un délai très court.

6. Avis aux jeunes femmes : lentement, mais sûrement, la profession d'ingénieur se féminise. Un grand nombre d'entreprises souhaitent recruter des ingénieurs de sexe féminin - mais ne peuvent le faire, faute de candidates... Résultat, le marché de l'emploi est encore plus favorable pour les jeunes ingénieures que pour leurs homologues masculins.

7. Enfin, si l'image de l'ingénieur a quelque peu pâli dans l'Hexagone et a été éclipsée par d'autres professions comme la finance ou le conseil, elle reste très enviable. La profession d'ingénieur continue de figurer parmi les plus appréciées du grand public. Et la tendance, compte tenu des besoins actuels et prévisibles, a toutes les chances de perdurer.


Jean-Claude Lewandowski




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