Grand Paris: 18.000 emplois dans les travaux publics, à orienter vers les Franciliens

Les travaux du Grand Paris Express et de prolongation de lignes représentent 18.000 emplois d'ici à 2018 que les acteurs publics et privés veulent orienter, à travers une convention signée jeudi, vers les Franciliens, et surtout les jeunes et les moins insérés.

Les études menées en amont ont estimé à 18.000 emplois dans 19 métiers les besoins à venir du secteur des travaux publics en Ile-de-France : 6.000 emplois liés au renouvellement normal des salariés et 12.000 générés par cette commande publique inédite.

"Il faut se préoccuper que ce grand projet d'intérêt national, visant à désenclaver des territoires, profite au maximum aux habitants et particulièrement aux jeunes d'Ile-de-France", a déclaré à la presse Phlippe Yvin, président du directoire de la Société du Grand Paris, maître d'ouvrage du Grand Paris Express.

Cette "convention cadre régionale emploi/formation pour les marchés publics liés à la construction du réseau de transport du Nouveau Grand Paris" a été signée symboliquement à l'agence de Pôle Emploi d'Aubervilliers entre l'Etat, la région Ile-de-France (compétente sur la formation professionnelle et l'apprentissage), Pôle Emploi, les Missions locales de l'emploi, l'Education nationale via ses trois recteurs d'académie, la SGP et les représentant des fédérations de travaux publics de l'Ile-de-France et des Scop de BTP IDF- Normandie-Centre.

L'idée est de fluidifier les relations entre tous ces acteurs pour faire correspondre les qualifications des salariés ou chômeurs francilien avec les futures offres d'emploi.

Le site internet de Pôle Emploi devrait centraliser les offres et demandes liés à ce grand chantier dans un espace dédié appelé "Grand Paris emploi".

Le préfet de région Jean Daubigny a ainsi insisté sur le "rôle pivot de Pôle Emploi" et sur la place de l'Education nationale via l'orientation "car les entreprises vont devoir se renouveler".

"La montée en charge des travaux sera réelle à partir de 2017, je suis confiant pour que nous réussissions le Grand Paris de l'Emploi", a transmis le ministre du Travail François Rebsamen, retenu à Paris en raison de l'échec de la négociation sur le dialogue social. Il a toutefois mis en garde contre le risque de "faire naître trop vite des espoirs".

Le pic d'activité estimé initialement pour 2017 pourrait "arriver plutôt en 2019", a prévenu José Ramos, président de la fédération régionale des travaux publics. "Le secteur connait une baisse d'activité depuis 18 mois au moins, cela renforce nos attentes par rapport au Grand Paris qui apparaît comme une locomotive. Mais je crains qu'en 2015, avec une baisse prévue de 7% de l'activité, nous soyons surtout dans la sauvegarde de l'emploi" que dans la création, a-t-il souligné.






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