Perdre son emploi, une peur partagée par 30% des Français

Même si le taux de chômage est en baisse, les salariés ont toujours une certaine angoisse sur leur avenir professionnel. Ce sont les actifs aux salaires les plus faibles et les jeunes qui ont le plus peur d'être licenciés au cour de l'année, selon une étude Glassdoor.

L'angoisse d'être au chômage est tenace. Même si l'économie hexagonale a retrouvé des couleurs, 29% des Français craignent que le climat social ait un impact négatif sur l'activité de leur entreprise, selon une étude Glassdoor. Ils sont même 30% à avoir peur de perdre leur emploi au cours de l'année.

"Malgré un taux de chômage historiquement bas, cela signifie probablement que le marché du travail en France est en proie à des incertitudes et que cela devrait se poursuivre cette année", analyse John Lamphiere, directeur général de l'EMEA chez Glassdoor.

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Chiffres du chômage : ces mauvaises nouvelles qui se cachent dans les bonnes

Selon une enquête menée par Pôle Emploi, les entreprises françaises anticipent 2.7 millions de projets d'embauche pour 2019, soit une hausse de 350 000 postes supplémentaires.

Avec Philippe Crevel

Atlantico : Dans quelle mesure la baisse du chômage en France pourrait-elle être confrontée au taux de chômage structurel ? Une bonne nouvelle pourrait-elle en annoncer une mauvaise ?

Philippe Crevel : Selon une étude de Pôle Emploi, les entreprises prévoient d’embaucher 2,7 millions de personnes en 2019.Un million d’embauches sont attendus dans les services aux particuliers, 700 000 dans les services aux entreprises, 325 000 dans le commerce, 178 000 dans la construction. Même si en net, l’industrie continue de perdre des emplois, 240 000 postes seront à pourvoir dans l’industrie. Par ailleurs 250 000 embauches sont prévues dans l’agriculture

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Les intentions d’embauche des entreprises en forte hausse en 2019

INFOGRAPHIE - Les employeurs s’attendent toutefois à d’importantes difficultés de recrutement, selon Pôle emploi.

La croissance économique a beau ralentir, les employeurs restent confiants sur le terrain de l’emploi. Ils anticipent en effet 2,69 millions de projets d’embauche pour 2019. Un chiffre en hausse de 14,8 % par rapport à l’année précédente, ce qui correspond à près de 350.000 projets de recrutement supplémentaires, selon la nouvelle enquête annuelle sur les «Besoins en main-d’œuvre des entreprises» publiée par Pôle emploi jeudi. Attendue, cette enquête a été menée entre octobre et décembre 2018 et s’appuie sur les réponses de 436.000 entreprises.

Ces bonnes perspectives sont d’autant plus encourageantes que «deux tiers des projets de recrutements correspondent à une hausse de l’activité et non pas à un remplacement de personnel», s’est réjoui le directeur général de Pôle emploi, Jean Bassères.

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Enquête BMO : des projets de recrutements en hausse de 14,8 %

Pôle emploi a livré, en ce début du mois d’avril, sa nouvelle édition de l’enquête Besoins en main d’œuvre (BMO). Bonne nouvelle cette année, les résultats annoncent 2,7 millions de projets de recrutement pour 2019. Un niveau record.

Les entreprises ont l’intention d’embaucher davantage en 2019. C’est l’un des principaux enseignements de l’enquête BMO rendue publique par Pôle emploi. Ainsi, les intentions d’embauche progressent de 350 000 cette année, soit une hausse de 14,8 % après une augmentation de 18,7 % observée en 2018. “Nous sommes à un niveau d’intention d’embauche le plus haut enregistré depuis 2010”, se félicite Jean Bassères, directeur général de Pôle emploi. “Nous observons une dynamique plus forte émanant des établissements de taille moyenne”, précise-t-il.

Construction, industrie et services à la personne

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1,7 millions de personnes cumulent allocation de chômage et salaire (Enquête Unédic)

Depuis 20 ans (entre 1995 et 2017), la part d’allocataires de l’Assurance chômage qui travaillent au cours du mois est passée de 22 % à 46 % révèle l’Unédic dans une enquête sur les allocataires qui travaillent, menée en 2018 et publiée le 29 mars 2019.

En 2017, ils sont 1,7 millions a bénéficié de cette mesure appelée « cumul allocation-salaire » créée dans le but d’inciter les demandeurs d’emploi à la reprise d’activité.

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Les nouvelles prévisions du gouvernement sur la baisse du chômage

Le taux de chômage est attendu à 8,3 % au quatrième trimestre 2020, contre 8,8 % fin 2018, selon les données du Programme de stabilité que le gouvernement va publier ce mercredi. Portée par le secteur privé, l'économie française va continuer à créer des emplois, même si le rythme ralentit.

Malgré une croissance revue à la baisse , le gouvernement continue de tabler sur une amélioration du marché de l'emploi à moyen terme. C'est ce que montrent les données du millésime 2019 du Programme de stabilité publié ce mercredi, auxquelles « Les Echos » ont eu accès. De 8,8 % au quatrième trimestre 2018 pour la France entière, le taux de chômage mesuré au sens du Bureau international du travail est attendu à 8,6 % à la même période de 2019, puis à 8,3 % l'année suivante. Soit une baisse de 0,5 point à cet horizon, ou de 1,1 point si l'on part de la prise de fonction d'Emmanuel Macron.

A défaut d'être spectaculaire, cette tendance confirme la lente, mais sûre, érosion du chômage, conformément au rythme de l'économie française. Las, la hauteur des marches n'est pas suffisante pour rendre crédible l'objectif des 7 % du chef de l'Etat à la fin de son quinquennat, ce que les économistes ont intégré depuis quelque temps déjà.

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