Chiffres du chômage: Ne plus commenter le chômage tous les mois, la bonne idée à double tranchant du gouvernement

Le ministère du Travail espère profiter de la suppression de ce poncif peu pertinent.

C'est la fin d'une tradition de la Ve République, pas forcément la meilleure. Jusqu'ici, les ministres du Travail successifs s'échinaient chaque mois à commenter tant bien que mal les chiffres mensuels du nombre de personnes inscrites à Pôle Emploi.

Ce 26 juin, alors que la Dares a produit ceux pour le mois de mai, la nouvelle ministre du Travail Muriel Pénicaud refuse de se plier à l'exercice. Elle juge les données mensuelles de Pôle Emploi trop "volatiles" et préfère se concentrer sur les résultats trimestriels publiés par l'Insee.

Tant mieux pour elle puisque les premiers résultats ne sont pas bons. Le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité (catégorie A) a progressé de 0,6% en mai, soit une augmentation de 22.300 pour la France métropolitaine. Si l'on se réfère sur le dernier trimestre, la tendance n'est là non plus pas bonne puisque la progression est observée est de 0,9% (+29.700).

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Pour des assurances complémentaires chômage

La nationalisation de l'assurance-chômage proposée par le président part du constat d'échec de la situation actuelle : une accumulation de dettes, une déresponsabilisation des acteurs et un coût du travail élevé. Pour le président de la République, l'Etat doit donc se réinvestir officiellement dans la gestion de l'assurance-chômage plutôt que d'en assurer les fins de mois en coulisses.

En réalité, ce changement de système va bien au-delà d'une nouvelle gouvernance. Il peut ouvrir une « révolution » profonde si les acteurs acceptent de s'y atteler sans oeillères idéologiques. Plutôt que de s'arc-bouter sur la gestion paritaire d'un régime structurellement déficitaire, les partenaires sociaux seraient mieux avisés de participer à la redéfinition d'une doctrine sociale. Ils peuvent proposer une refonte du système et de ses principes.

Le projet Macron constitue pour les entreprises et les salariés - mais aussi les entrepreneurs individuels et les indépendants - une occasion unique de repenser la distinction fondamentale entre solidarité et assurance, sur un modèle similaire au monde de la santé. La contrepartie logique à la nationalisation de l'Unédic serait donc la création d'assurances complémentaires chômage : relevant d'une logique assurantielle, elles permettraient de renforcer la solidarité pour l'ensemble des travailleurs.

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Les très avantageuses indemnités chômage des députés sortants battus

Les députés sortants, mis en défaite lors de ces élections législatives, n’auront pas de soucis financiers. S’ils ne retrouvaient pas de travail, ils bénéficieraient en effet d’une indemnité chômage plus intéressante que celle versée dans le privé.

C’est la bérézina dans les rangs du PS : même avec l’aide du PRG et d’EELV, le parti ne devrait obtenir que 20 à 30 sièges d’après les projections réalisées à l’issue de ce premier tour. Nombre de députés sortants - et pas seulement à gauche - ont en effet été emportés par la vague La République en marche et éliminés dès ce dimanche. Si cette situation est difficile politiquement, elle ne devrait pas l’être pour le portefeuille des élus. Les députés battus bénéficient, sous certaines conditions, d’indemnités chômage plutôt avantageuses…

Ce dispositif, une allocation de retour à l’emploi en réalité, pourrait ne concerner que peu de députés au final. Mais ceux qui peuvent en faire la demande auraient tort de s’en priver tant ces indemnités sont plus intéressantes que dans le privé, du moins la première année. Les députés battus pourront en effet bénéficier de versements durant trois ans de manière dégressive : 100% de l’indemnité parlementaire (5.999,80 euros brut) durant le 1er semestre, 70% durant le 2e, 50% durant le 3e, 40% le 4e, 30% le 5 et 20% le 6e.

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La recherche d'emploi à l'heure d'Internet

La 5ème édition de l’étude « Recrutement 2.0 » de l’EDHEC et JobTeaser confirme la montée du mobile dans la recherche d’emploi ou de stages des étudiants et jeunes diplômés : 50 % des personnes interrogées ont déjà téléchargé une application mobile dédiée à l’emploi en 2017, contre 42 % en 2016.

Les réseaux sociaux professionnels tels que LinkedIn ou Viadeo sont également de plus en plus utilisés par cette population hyper-connectée : 90 % d’entre eux ont un profil sur ce type de plateforme et 84 % y ont déjà consulté une offre d’emploi. À l’inverse, Facebook et Twitter sont moins prisés par les jeunes en recherche d’expériences professionnelles : 32 % des répondants ont consulté une offre sur Facebook en 2017 et 8 % sur Twitter. De plus, l’étude révèle que les réseaux sociaux, spécialisés ou non, nécessitent un investissement en temps qui n’est pas forcément rentabilité, les job boards s’avérant plus efficaces.

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Bonus-malus pour l’assurance chômage : une vraie bonne idée

Si le contrôle renforcé des chômeurs ne fait pas baisser le chômage, le système de bonus-malus pour les entreprises a, lui, fait ses preuves aux Etats-Unis.

La réforme de l’assurance chômage est l’un des piliers de la politique de l’emploi d’Emmanuel Macron. D’un côté, il souhaite renforcer le contrôle de la recherche d’emploi pour les chômeurs (1), l’expérience en France comme à l’étranger montre que cette mesure ne va probablement pas faire baisser le chômage. Une fausse bonne idée, donc, au moins jusqu’à preuve du contraire via l’expérimentation.

Emmanuel Macron propose aussi une vraie bonne idée qui peut faire baisser le chômage en réduisant les licenciements : introduire le système bonus-malus pour les contributions des entreprises à l’assurance chômage.

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Chômage : le ministère du Travail annonce qu'il ne commentera plus les chiffres mensuels de Pôle emploi

La rue de Grenelle juge peu pertinente la publication mensuelle du nombre de demandeurs d'emploi "qui brouille plus qu’elle n’éclaire".

Fini les commentaires mensuels sur le nombre d'inscrits à Pôle emploi ? Le ministère du Travail annonce, mercredi 24 mai, qu'il souhaite changer sa façon de communiquer sur les chiffres du chômage en ne s'appuyant plus sur les études publiées tous les mois par la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares). "La périodicité mensuelle de cette donnée entraîne une volatilité structurelle de l’information qui brouille plus qu’elle n’éclaire les tendances de fond sur le niveau de chômage", écrit le ministère de Muriel Pénicaud dans un communiqué.

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