Les chiffres du chômage en 2020

Montant de l'allocation, durée d'indemnisation, nombre de demandeurs d'emploi... quels sont les chiffres du chômage en 2020 ?

29,26

Il s’agit du montant minimum de l’allocation chômage : 29,26 euros par jour après un emploi à temps plein. Elle est au maximum de 253,14 euros brut par jour. Le montant de l’allocation d’aide au retour de l’emploi (ARE) est calculé à partir de votre salaire journalier de référence (SJR). Ce salaire de référence prend en compte tous vos salaires bruts perçus au cours des 12 derniers mois, primes comprises, mais hors indemnités liées à la rupture de votre contrat. A noter qu’un nouveau mode de calcul de l’allocation chômage sera mis en oeuvre à partir d’avril 2020. Pour calculer votre allocation journalière, Pôle emploi utilise deux formules et retient comme montant le résultat le plus élevé entre 40,4 % du salaire journalier de référence + 12 euros ou 57 % du salaire journalier de référence. Si le résultat est inférieur à 29,26 euros, Pôle emploi retient l’allocation minimale comme montant de l’allocation. Dans tous les cas, l’allocation ne peut dépasser 75 % de votre salaire journalier de référence.

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«Le chômage en France est une conséquence des politiques monétaires européennes»

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Pour Sébastien Laye, chercheur associé à l’Institut Thomas More, la Banque centrale européenne ne doit pas se contenter de stabiliser des prix, mais doit aussi assurer la croissance et le plein-emploi.


Ancien élève d’HEC et de Sciences Po Paris, Sébastien Laye est entrepreneur et chercheur associé à l’Institut Thomas More. Il a publié avec Didier Long une note intitulée «Les causes monétaires de l’échec économique français».


FIGAROVOX.- Par définition, la politique monétaire est la même partout dans la zone euro ; pourtant, la France est l’un des pays dont le taux de chômage est le plus élevé. Comment expliquez-vous ce chômage structurel?

Sébastien LAYE.- Dans notre travail, nous constatons le sous dimensionnement de l’économie française. Celui-ci, avec un déficit d’investissement productif et le chômage de masse qui en découle, n’est pas dû uniquement à un droit du travail archaïque ou aux habituels obstacles structurels dénoncés souvent à juste titre par les auteurs libéraux ; en réalité, notre État-providence ne fonctionne plus, car il repose sur un nombre sans cesse décroissant d’actifs. Le chômage de masse est donc au cœur des problèmes de l’économie française.

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Vacances aux Bahamas, chômage mieux rémunéré que le travail : des agents Pôle emploi répondent aux clichés

Comme pour l’actuelle réforme des retraites, le gouvernement a tenté de justifier sa réforme de l’assurance chômage par une série d’idée reçues allègrement relayées par certains médias. Mais dans la réalité, la plupart des chômeurs galèrent.

« Quand vous êtes salarié et que vous voyez certaines personnes qui partent en vacances aux Bahamas grâce à l’assurance chômage, il est légitime de se dire que ce système marche sur la tête ! », Damien Adam, député LREM de Seine-Maritime, novembre 2018.

Voilà le genre de petites phrases qui ont été répétées depuis plus d’un an au fil des mois et des interviews. Elles visent à rendre acceptable le durcissement généralisé et sans précédent des conditions d’indemnisation du chômage que prévoit la réforme entrée en vigueur le 1er novembre. La réalité est évidemment bien différente de l’imaginaire d’île paradisiaque sorti de la tête d’un député de La République en marche.

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Des centaines de personnes manifestent contre la réforme de l’assurance chômage


Des centaines de manifestants ont marché du siège du Medef au ministère du Travail ce samedi à Paris pour dénoncer la réforme de l’assurance chômage, qui durcit notamment les conditions d’indemnisation.

Plusieurs centaines de personnes ont marché samedi à Paris à l'appel d'associations de chômeurs pour protester contre la réforme de l'assurance chômage entrée partiellement en vigueur le 1er novembre.

Symboliquement, les manifestants ont défilé du siège du Medef jusqu'au ministère du Travail (VIIème arrondissement), derrière une banderole clamant: "Un emploi c'est un droit ; un revenu, c'est un dû".

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Les perdants du marché du travail

En deçà des bonnes nouvelles relatives au marché du travail en France (#csp), des mutations importantes sont à l’oeuvre, dont certaines largement décrites par les médias, comme la précarité des « travailleurs des plate-formes », c’est-à-dire des travailleurs dont la gestion est opérée par des algorithmes informatiques de mise en relation avec les clients. Mais d’autres sont moins visibles, comme diverses formes de concentration et de sélection de la main d’oeuvre, qui ont été évoquées dans « Pénuries de talents ou concentration et automatisation du travail ? ». Elles affectent particulièrement certaines catégories qui ne bénéficient pas de mesures correctrices comme des quotas assortis de pénalités ou d’initiatives tournées vers des catégories symboliques, dont raffolent les entreprises. Ces perdants, oubliés des politiques (#das), sinon implicitement calomniés dans les discours, explicitement discriminés dans les processus de recrutement (jusque dans les annonces), victimes massives du chômage, sacrifiés sur l’autel de nouvelles valeurs, malheureusement dénués de talent pour émouvoir les foules, sont les chômeurs de longue durée (#pee) et les actifs de plus de 55 ans ou même 50 ans. Une partie des premiers n’ont même aucun droit à la formation sur l’application informatique dédiée à la formation professionnelle lancée par le Ministère du travail le 21/11/19.

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Réforme du chômage (deuxième partie) : précarité et colère à la clé

Pour le gouvernement, la réforme du chômage est une réforme prometteuse en ce qu’elle entraînera économie et retour à l’emploi. Mais tout le monde ne croit pas en ces effets positifs annoncés. Les partenaires sociaux, les demandeurs d’emploi, et même les agents de pôle emploi, mettent plutôt en lumière des effets dévastateurs notamment en termes de niveau de vie.

Vers plus de précarité en France ?

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