"Qu'ils viennent me contrôler, j'ai la conscience tranquille": paroles de chômeurs

Le renforcement du contrôle des chômeurs, mis en avant par le gouvernement, est parfois vécu comme une entreprise de stigmatisation, là où il faudrait davantage de soutien, témoignent des demandeurs d'emploi interrogés par l'AFP.

"Je comprends qu'on doive rendre des comptes car il y a peut-être des abus mais je ne sais pas si c'est une solution", témoigne Nathalie, ancienne assistante commerciale de 53 ans, au chômage. "L'image de profiteur ne reflète pas la majorité des chômeurs", ajoute-t-elle.

Bientôt en fin de droits, Nathalie dit participer à de nombreux ateliers et formations mais n'a décroché que "trois ou quatre entretiens" en deux ans et demi. Elle regrette de ne pas être davantage suivie.

"Je vois mon conseiller à peu près deux fois par an et j'ai fait une demande de bilan de compétences qui n'a jamais aboutie. Ils doivent être débordés", explique-t-elle.

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Plus il y a de propriétaires, plus il y a de chômeurs selon l'Insee

Une hausse de dix points de la densité de propriétaires au niveau local augmenterait de 0,6 point le taux de chômage, selon l'Institut de la statistique. Explication d'un paradoxe.

Nicolas Sarkozy réclamait une «France de propriétaires»? Un plus grand nombre de détenteurs immobiliers augmenterait pourtant le taux de chômage, selon une étude que vient de publier l'Insee. Dans le même rapport, l'institut reconnaît cependant aussi que les propriétaires «sont moins souvent au chômage que les locataires». Dès lors, comment expliquer ce paradoxe?

Deux réalités s'affrontent: au niveau individuel, un emploi, en particulier stable, permet d'accéder plus facilement à la propriété. En effet, il est généralement plus simple d'obtenir un crédit auprès de sa banque avec un CDI en poche plutôt qu'avec un CDD ou tout autre contrat précaire. Autrement dit, les propriétaires étant individuellement moins exposés au risque de chômage, une densité de propriétaires élevée se traduit mécaniquement par un taux de chômage plus faible.

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Le tango de l'emploi se danse à deux

Des intentions d’embauche qui bondissent, c’est une bonne nouvelle. Mais pour les transformer en emplois, salariés et employeurs doivent se rencontrer. C’est le principe du marché du travail. Avec son plan d’investissement dans les compétences, le gouvernement espère doter les salariés des aptitudes dont l’économie a besoin. La formation ne fera pas tout. Même les employeurs le reconnaissent. S’ils mettent « l’inadéquation des profils » en première cause de leurs difficultés de recrutement, ils citent aussi la nature du poste, le manque de moyens financiers, le déficit d’image… Ces questions interrogent les deux parties. Le fameux marché du travail n’est pas parfait et encore moins transparent. L’industrie ne fait souvent pas rêver les salariés et pour imaginer qu’un chaudronnier puisse construire des avions, il faut avoir poussé la porte d’une usine d’aujourd’hui.

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Chasse aux chômeurs

En France, la ministre du travail devrait présenter la semaine prochaine un projet de réforme de l'assurance-chômage, renforçant le contrôle des chômeurs. En Angleterre cela fait des années que ces méthodes sont mises en oeuvre.

En France, un projet de loi pour renforcer le contrôle des chômeurs

La ministre du travail, Muriel Pénicaud, devrait présenter la semaine prochaine en Conseil des ministres, un texte prévoyant la réforme de l’assurance chômage, mais aussi celle de l'apprentissage et de la formation professionnelle

Ce projet de loi prévoit de remettre à plat un système qualifié d’incohérent par le gouvernement, en engageant notamment un renforcement du contrôle des chômeurs. Un chômeur voit actuellement son allocation réduite de 20% pendant deux à six mois en cas de recherche insuffisante ou de refus de formation. Le gouvernement envisage de réduire ces indemnités de 50% puis de les supprimer totalement en cas de récidive.

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Le lancement des emplois francs reporté

Le lancement des emplois francs, prévu initialement lundi à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en présence de Muriel Pénicaud, Jacques Mézard et Julien Denormandie, a été reporté en raison de l'actualité chargée, a-t-on indiqué au ministère du Travail.

L'évacuation de Notre-Dame-des-Landes, qui a débuté lundi matin, risque d'éclipser le lancement de ce dispositif qui doit permettre de lutter contre le chômage en incitant financièrement les entreprises à embaucher dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, a-t-on fait valoir.

Le dispositif, qui est une promesse de campagne d'Emmanuel Macron, prévoit une prime à l'embauche de 5.000 euros par an sur trois ans pour toute entreprise ou association qui engagerait un habitant de l'un de ces quartiers en CDI.

Les primes seront de 2.500 euros par année sur deux ans pour les entreprises ou associations qui engageraient un habitant en CDD de plus de six mois. Le dispositif est testé depuis début avril dans sept territoires (Seine-Saint-Denis, Seine-et-Marne, Val d’Oise, Essonne, à Lille, Marseille et Angers).

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Emmanuel Macron pourrait revoir les droits des chômeurs

Dans le projet de loi "pour la liberté de choisir son avenir professionnel’’, que Muriel Pénicaud a présenté aujourd’hui, l’article 33 risque de susciter la colère des partenaires sociaux.

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