La Bonne Boîte, un outil pour cibler ses candidatures spontanées

Pour éviter que les candidatures spontanées ne se transforment en bouteille jetée à la mer, un salarié de Pôle emploi a développé un outil qui permet d'identifier les entreprises qui sont potentiellement en phase de recrutement.

Quand elles cherchent à recruter, près de sept entreprises sur dix commencent par examiner les candidatures spontanées qu'elles ont reçues, selon une étude de la Dares. Il est donc essentiel pour les chercheurs d'emploi de ne pas négliger cette voie. Mais envoyer des centaines de candidatures au hasard revient à jouer à la loterie. Sans compter la démotivation qui gagne les esprits, faute de recevoir des réponses. La Bonne Boîte, un outil développé par Eric Barthélémy, conseiller chez Pôle emploi, facilite l'accès à ce "marché caché de l'emploi", c’est-à-dire qu'il ne fait pas l'objet d'une annonce.

"Quand je recevais des demandeurs d'emploi, ils me faisaient part de leurs difficultés à identifier les entreprises qui étaient susceptibles d'embaucher des profils comme les leurs. Lors d'un concours interne, j'ai donc émis l'idée de créer un outil qui permettrait de cibler ces entreprises", raconte Eric Barthélémy. Il remporte le concours, et Pôle Emploi le détache de ses fonctions et lui adjoint un coach et un développeur pour qu'il concrétise son idée.

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Réforme de l'Unédic : ce qu'en pensent trois économistes spécialistes de l'emploi

Emmanuel Macron veut que les règles d'indemnisation incitent davantage les chômeurs à reprendre un emploi. Le sujet ne fait pas l'unanimité parmi les spécialistes du marché du travail.

Yannick L'Horty, professeur à l'université Paris-Est et directeur de la fédération travail, emploi et politique publique du CNRS :

« Trois types de paramètres jouent un rôle incitatif important : l'accès au régime, le montant de l'indemnisation et sa durée. Aujourd'hui, le taux d'accès à l'assurance chômage reste faible : moins d'un demandeur d'emploi sur deux en bénéficie. L'indemnisation est généreuse avec un taux de remplacement qui va jusqu'à 75 % du salaire et elle n'est pas dégressive. On en bénéficie le plus souvent pendant deux ans. Cette générosité est renforcée par une certaine souplesse dans les obligations de recherche de travail. Ce régime à deux vitesses pousse à une sortie rapide du chômage les demandeurs non indemnisés. Ils sont incités à accepter des emplois instables de mauvaise qualité avec un risque élevé de retour au chômage non indemnisé. A l'inverse, une indemnisation généreuse augmente la durée de chômage mais elle augmente aussi la durée de l'emploi une fois sorti du chômage. Un système moins dual serait préférable, avec un accès élargi à l'indemnisation, pour des montants moins généreux et plus dégressifs dans le temps. A coût constant, un nouvel équilibre peut être trouvé entre ces trois paramètres plus favorables à une sortie durable du chômage. »

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Elle débute une grève de la faim, Pôle Emploi régularise sa situation en 30 minutes

Une quadragénaire ne recevait pas son indemnisation depuis deux mois. Elle s’est alors lancée dans une grève de la faim devant son agence Pôle Emploi

Son action a été de courte durée mais visiblement efficace. Une femme s’est installée devant l’agence Pôle Emploi de Tourcoing (Nord) lundi pour faire une grève de la faim, révèle La Voix du Nord. Elle a vu sa situation régularisée en seulement une demi-heure.

Le motif : depuis deux mois, elle ne reçoit pas les 500 euros de son allocation de solidarité spécifique (ASS, attribuée aux personnes ayant épuisé leurs droits au chômage).

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L’Assurance-Chômage, prochaine cible de Macron

L’Assurance-Chômage telle que nous la connaissons a été créée en 1958. Gérée par un organisme paritaire (y siègent syndicats de salariés et représentants du patronat) nommé Unédic, elle indemnise les chômeurs et elle est financée par les cotisations patronales et salariales… Jusqu’à l’automne dernier. La dernière Loi de financement de la sécurité sociale a remplacé les cotisations salariales par la CSG, et elle a mis en place, pour 2019, une exonérations de cotisations patronales sur les salaires autour du SMIC. Si cette mesure a beaucoup fait parler d’elle en raison de l’imposition brutale et injuste de milliers de retraité.e.s (qui avaient pourtant cotisé durant toute leur vie professionnelle), elle a moins fait couler d’encre au sujet de ses conséquences sur notre droit au chômage.

Certes, ce droit n’a cessé d’être raboté ces dernières années. Perpétuellement attaqué par le patronat et ses alliés (pour la docilité des travailleurs le chômage ce n’est pas terrible, et surtout ils ne veulent pas supporter ce qu’ils appellent les “charges sociales”), l’indemnisation du risque chômage est passée de 90% du dernier salaire sous Pompidou à 57% du salaire brut de nos jours… si l’on répond à tous les critères et toutes les obligations qui encadrent désormais son recours, des critères si épuisants et exigeants que la moitié des chômeurs français ne sont plus du tout indemnisés.

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Le chômage se rappelle au gouvernement

Le chômage a repris sa hausse au deuxième trimestre. L'exécutif devra encore patienter pour réduire les effectifs de Pôle emploi.

Le gouvernement s'attendait à une baisse du chômage, à une embellie sur le front de l'emploi. C'est raté. Hier, l'agence Pôle emploi a publié les chiffres du chômage pour le deuxième trimestre 2018.

Résultat : le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (qui n'exercent aucune activité) a crû de 0,1 % en France métropolitaine, et de 0,2 % en France entière, territoires d'outre-mer compris. Pire, en France entière, le nombre de demandeurs d'emploi de catégories A, B et C (personnes sans emploi et personnes exerçant une activité réduite) a crû de 0,2 % pour ce trimestre, et de 1,5 % sur un an.

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Il menace les employés de Pôle emploi à Forbach : 4 mois ferme

« Je viendrai en découdre avec une arme ».

« Je vais venir écraser la personne de Pôle emploi avec une barre de fer ».

Ce sont quelques-uns des mails ou messages que ce Forbachois a adressés à l’agence locale de Pôle emploi, en mars dernier. Objet de son courroux : il voulait effectuer une formation mais devait délier les cordons de la bourse. Ce qu’il n’a manifestement pas accepté. Absent de l’audience ce vendredi, il a malgré tout longuement expliqué son cas au procureur de la République dans une lettre. Avec déjà 13 mentions au casier judiciaire, il écope de 4 mois de prison ferme.

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