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Pôle emploi contraint de désengorger son système d’information

La montée du chômage en France a des conséquences directes sur le système d’information de Pôle emploi. Ce système d'information où cohabitent mainframe IBM et applications Java est organisé autour de trois grands bus de données sur lesquels circulent toutes les informations sur les demandeurs d’emploi, les dossiers d’indemnisation et les offres d’emploi. Autant dire que ces bus sont critiques pour le fonctionnement de Pôle emploi qui verse environ 30 milliards d’euros aux trois millions d’inscrits.

Une masse de données considérable qui a contraint l’agence à moderniser son bus synchrone, le plus critique.

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Des dessins de Lasserpe


Lasserpe, est né en 1966 à Mont-de-Marsan. Après avoir écumé une bonne dizaine de fanzines, il publie ses premiers dessins dans Barre à mine, Le Monde libertaire, Nature et Progrès, Politis, L’Humanité, La Dépêche du Midi, L’Enseignant, etc. Féroce, engagé et parfois cynique, il manie un dessin minimaliste particulièrement efficace pour mettre au jour les travers de notre société. Il anime des débats et des colloques et travaille régulièrement pour une agence de communication parisienne. Lasserpe collabore actuellement à S!lence, Psikopat, Fluide Glacial, Les Clés de l'Actualité, Marianne, etc...

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Un Pôle perd le nord

Le Canard enchaîné - N° 4856 - mercredi 20 novembre 2013

Sécu, allocs, chômage, RSA: enquête sur les fraudes


Sur une plage de Thaïlande, un touriste anonyme. Avec ses allocations de cadre au chômage, Victor s'offre de longues vacances. Des copains à lui font la même chose en Chine, en Colombie, au Brésil. Pôle Emploi n'a pas les moyens de contrôler les déclarations de 3,3 millions de personnes, et nombreux sont ceux qui en profitent.

En quête d'actualité

Sécu, allocs, chômage : comment les fraudeurs abusent du système

Genre : Magazine de reportages - Durée : 105 minutes

Présenté par : Guy Lagache

- Mercredi 08 janvier 2014 à 20h50 sur D8
- Dimanche 12 janvier 2014 à 13h15 sur D8
- Jeudi 23 janvier 2014 à 00h10 sur D8

 

Hollande: "Nous n'avons pas encore gagné la bataille pour l'emploi"

Le président François Hollande a admis mardi ne pas avoir "encore gagné la bataille pour l'emploi", mais a estimé qu'une "tendance se dessine" en ce qui concerne le chômage.


"Certes, depuis six mois le chômage des jeunes a reculé. Certes, il y a eu une stabilisation du chômage et une tendance se dessine. Mais nous n'avons pas encore gagné la bataille pour l'emploi", a déclaré le président à l'occasion de la troisième conférence de presse de son mandat.

Il a ajouté qu'en matière de lutte contre le chômage, il "ne s'agit pas de changer de chemin, il s'agit d'aller plus vite, d'aller plus loin, d'accélérer, d'approfondir".

Le président n'a pas réitéré sa promesse d'inverser la courbe du chômage.

"Est-ce que j'ai fait des erreurs ' Sans doute. Est-ce que c'était celle d'avoir annoncé ou promis l'inversion de la courbe du chômage' Mais si je ne l'avais pas fait, beaucoup m'auraient demandé +mais qu'avez-vous comme objectif'+", s'est par ailleurs interrogé François Hollande, répondant aux questions des journalistes.

"Mon seul objectif, c'est l'emploi", a-t-il insisté.

Le nombre de chômeurs "progressait pratiquement de 30.000 par mois (...) au début du premier trimestre 2013, 15.000 ensuite et aujourd'hui nous serions à une stabilité", a noté le chef de l'Etat.

"Mais enfin, je ne vais pas régler (ce problème,ndlr) simplement au mois le mois" et "je ne vais pas attendre qu'il y ait un maximum d'effet de tous les instruments que nous avons mis en place. Parce que nous n'arriverons à réduire le chômage que s'il y a des créations d'emplois dans les entreprises", a-t-il dit.

En réaffirmant depuis plus d'un an son engagement d'inverser cette courbe avant la fin 2013, il avait suscité une attente forte.

Mais, alors que les chiffres de décembre seront connus le 27 janvier, cette inversion n'est pas acquise pour l'heure.

Après une baisse de 20.500 chômeurs sans activité inscrits à Pôle emploi en octobre, novembre a en effet signé une nouvelle hausse, avec 17.800 inscrits supplémentaires, portant le nombre de demandeurs d'emploi sans activité à 3,29 millions.

Le président a toutefois maintenu que l'inversion de la courbe était "amorcée", estimant que les chiffres de novembre ne modifiaient pas la tendance.

A quelques heures de la conférence de presse du président, l'Unedic, organisme paritaire qui gère l'assurance chômage, a toutefois fait savoir qu'elle prévoyait une "quasi-stabilisation" du chômage fin 2013 grâce notamment aux outils du gouvernement (emplois d'avenir, emplois aidés, plan de formations d'urgence pour les chômeurs, crédit d'impôt compétitivité emploi) avant une nouvelle hausse en 2014.

Par AFP


A LIRE AUSSI :

>> Chômage : Hollande appelle les entreprises à l’aide | LesEchos.fr - Par Derek Perrotte | 14/01/2014 | 19:10



Vis ma vie de nouveau chômeur : Bienvenue dans “une faune sauvage et étrange”


Le chômage arrive chez certains sans crier gare. Du jour au lendemain, par un courrier recommandé, souvent, il est là. Chamboule les habitudes, le regard des autres. Maxime, proche de la trentaine, s’y attendait. Il l’avait même anticipé, préparé. Enfin il pensait.

Dans ce monde, il n’est qu’un petit grain de sable dans une mécanique, parfois pas toujours bien huilée. Les conseillers sont souvent surchargés et font de leur mieux pour l’aiguiller. Pour ce premier volet de notre série, nous allons suivre ces premières journées en tant que nouveau chômeur.

L’heure du départ

Dans un café de la place de la République, Maxime touille son café. Tel Amélie Poulain, il récupère les petits grains de sucre sur la table avec son doigt. C’est la deuxième fois qu’il démissionne de son travail. Cette fois-ci, c’est par rupture conventionnelle, motivée notamment par une opportunité professionnelle qui ne fut finalement qu’un mirage.

“L’entreprise réalisait pas mal de bénéfice, son business était même florissant”, rappelle-t-il. “Mais sous couvert de la crise, la direction imposait de nouvelles règles draconiennes comme l’interdiction de prendre un hôtel si notre temps de transport quotidien était inférieur à cinq heures par jour, en plus du temps de travail”.

Lui avait la possibilité de travailler directement chez lui, du télétravail et la force de négociation des quelque 1 000 salariés était réduite à néant par l’éparpillement des sites à travers la France. “Je suis de nature assez optimiste, je n’ai pas démissionné sans réfléchir aux conséquences”, sourit-il. “Pour moi, il ne s’agit pas de vacances”.

Comme lui, fin novembre 2013, ils étaient près de 74 000 en Bourgogne à chercher un emploi. Un chiffre en hausse de 3,6% sur un an. Autant de demandeurs d’emploi de catégorie A, c’est-à-dire n’exerçant même pas un travail temporaire. Pas de quoi l’abattre cependant, même s’il reconnaît une petite phase de transition. “Je suis très occupé, un peu comme les retraités. Je fais tout ce que je n’ai pas eu le temps de faire ces derniers mois, le temps que mon inscription se finalise”.

Rendez-vous en terre inconnue

Son départ est prévu depuis août 2013, mais ne sera effectif que tout début décembre. La faute à des lenteurs de la direction des ressources humaines. À cette date, il avait bien des pistes pour envisager un avenir serein. Dans quelques jours, il pourra passer à la phase active de recherche. “J’ai commencé par remplir mon dossier sur internet”. C’est un passage obligé désormais. Et pour ceux qui ne disposent pas d’ordinateur personnel, des postes sont à disposition dans les différentes agences.

“Il faut vingt minutes environ”, détaille-t-il. “La démarche est très précise, il faut renseigner son curriculum vitae, préciser l’objet de sa recherche, ses disponibilités,…”. Cinq jours plus tard – dont deux jours non ouvrés – il se retrouve devant l’agence à laquelle il est rattaché. Un rendez-vous en terre inconnue.

“J’avais pris soin de prendre un rendez-vous en milieu de matinée pour éviter la cohue du matin”, souligne-t-il, pragmatique. “J’ai cependant été surpris de la rapidité de la chose. Les échos que j’avais de l’institution étaient plutôt négatifs quant à la rapidité de traitement des dossiers”. Les documents nécessaires dans une pochette, il pousse la porte. Personne à l’accueil, quatre-cinq personnes qui attendent d’ailleurs d’être reçus à côté, pour les “sans rendez-vous”. Il suffit alors de suivre les flèches pour arriver au premier étage, au guichet des usagers ayant rendez-vous.

Les documents, malheureusement, ne serviront pas tous. L’entretien de cinquante minutes durera finalement plus d’une heure vingt. Il faut dire que l’administration a récemment modifié le logiciel de gestion des inscrits, désorientant quelques fois les conseillers.

Une première impression positive

“Nous avons commencé par reprendre l’ensemble du dossier que j’avais tapé sur internet”, explique-t-il. “Elle m’a aidé à dégager quelques points importants pour les mettre en avant”. C’est le cas par exemple de ses expériences extra-professionnelles et bénévoles. Restait ensuite à définir réellement ses souhaits. Et là, la partie est plus ardue.

Avec 3,3 millions de demandeurs d’emplois au niveau national, la nomenclature de Pôle Emploi est parfois restrictive. En novembre, Pôle Emploi a ainsi mis en avant la “fiche métier” community manager. “C’est la nécessité de communiquer sur son entreprise, de rédiger du contenu sur les médias sociaux, de faire de la veille concurrentielle”, peut-on y lire. Mis en avant, car face aux critiques des internautes dénonçant le retard dans la création d’une telle fiche, l’administration a assuré que le métier existait dans sa base de données depuis 2009, mais sous le nom “d’animateur / animatrice de communauté virtuelle”.

Maxime se contentera d’un “responsable d’intégration logicielle”. Avec son bac+2 et sa formation de conseiller financier, sa conseillère est peu optimiste. Les recruteurs demandent en général un bac+5 avec deux ou trois ans d’expérience. “En accord avec elle, je vais rencontrer un conseiller spécialisé qui va m’aider à définir et valoriser un peu mieux mes compétences. Elle pense que je me sous-estime professionnellement”.

Lorsqu’il ressort, de nombreuses personnes attendent à l’accueil. Mais il reconnaît avoir une bonne impression malgré ses a priori. Dans les jours qui viennent, il va recevoir son code d’accès pour créer son profil sur le site de Pôle Emploi et consulter les premières offres. Mais ça, c’est dans le prochain épisode !


L'actu nouvelle génération en Bourgogne | Jérémie Lorand

 

A LIRE AUSSI :

>> Partie 1 - Vis ma vie de nouveau chômeur : Bienvenue dans “une faune sauvage et étrange”

>> Partie 2 - Vis ma vie de nouveau chômeur : Suis-je un boulet pour la société ?

Vis ma vie de nouveau chômeur : Suis-je un boulet pour la société ?


Souvenez-vous, nous avions laissé Maxime, la trentaine, en bas de son agence Pôle emploi, lors de son premier rendez-vous. Il avait gardé une bonne impression malgré quelques a priori et attendait son premier stage pour l’aider à élaborer un projet d’accès à l’emploi avec l’appui d’un professionnel de l’orientation.

Sur la convocation, le message est sans équivoque. “Prévoir la journée”. Ce jour-là, lorsqu’il se rend à son agence Pôle emploi, il s’attend donc à se voir assener un cours magistral pour lui apprendre à valoriser ses compétences. C’est là qu’il nous emmène pour le deuxième volet de notre série

Des courriers encore des courriers

Maxime a désormais une vision un peu plus claire de son avenir. Son entreprise a certes un peu tardé à lui envoyer les derniers documents, mais la réactivité de l’administration l’a, encore une fois, surpris. “Cinq jours plus tard, j’avais un échéancier des mes indemnités”. Après cinq ans de CDI, il peut compter sur plus de 700 jours d’aide pour retrouver le chemin de l’emploi. Bien assez pour celui qui additionne les activités bénévoles.

Son code d’inscription sur le site de Pôle emploi est arrivé en même temps. Complexité propre à l’administration française, il a dû retaper entièrement son CV que la conseillère avait déjà vérifié. “Les dossiers chômeurs et demandeurs d’emplois ne sont pas mutualisés”, note-t-il, surpris. “Mais après tout, quand on est chômeur, on a le temps”. Il prendra vingt minutes pour remplir ce formulaire qu’il connaît désormais par cœur.

Et c’est précisément contre ce préjugé que Maxime commence à se battre. “Non, les chômeurs ne sont pas forcément des boulets pour la société”, rétorque-t-il. Il y a tout juste une semaine, il a reçu une convocation pour la première journée de stage, puis une seconde. Il avait pris soin de cocher l’option mail pour éviter la paperasse. “Nous étions sept ou huit à cette réunion, dans une salle bien trop petite pour tous nous accueillir”.

À ses côtés, les stéréotypes des demandeurs d’emplois : le cinquantenaire qui ne peut pas se réinsérer, l’étudiante surdiplômée qui souffre du manque d’expérience, la mère au foyer qui doit avoir une certaine flexibilité, le nouvel émigré qui multiplie les petits boulots. “Le formateur nous présente le but de ce stage puis nous invite à nous présenter”. Concrètement, chaque semaine, pendant trois mois, il alternera entre rendez-vous individuel et collectif. Une démarche de réflexion sur ses propres caractéristiques personnelles et leur adéquation avec un futur emploi.

Toujours en activité

À 10h10, tout était terminé. Sur la convocation, on lui avait pourtant conseillé de réserver sa journée. “Trois personnes ne correspondaient pas à la formation, ils sont donc restés un peu plus longtemps”. Maxime devra revenir à 13h30 pour un nouvel entretien de quinze minutes et signer quelques papiers.

“Les chômeurs ont cette image de boulet, mais beaucoup font quelque chose de leur journée. Du bénévolat, des activités chronophages pas forcément inutiles à la société”. Essentiellement pour garder un pied dans le monde du travail, conserver un rythme de vie sain et éviter une probable rupture du lien social.

Trois jours après cette première réunion, il reçoit un courrier lui expliquant que cette dernière, qui vient de se dérouler donc, est reportée. Au même jour et à la même heure ! Il esquisse un sourire. “La magie de Pôle emploi”.

Un avenir de manager ?

Lorsque nous le rencontrons, Maxime sort tout juste de son premier rendez-vous individuel avec son conseiller, professionnel de l’orientation. “Quelqu’un de bien, de souriant qui voit du positif partout”. En trente minutes, il détaille ses activités, ses loisirs. Tout ce qui peut se transformer à terme en compétence en résumé. “Je suis ouvert à tout, sauf aux métiers de commercial et de formateur”, assure-t-il. Des professions qu’il a déjà exercées par le passé.

La suite, il ne la connaît pas encore. Il a bien quelques devoirs à faire pour la semaine prochaine : imaginer une situation professionnelle dans laquelle il aimerait se retrouver. “Maitre du monde”, plaisante-t-il. Avant d’ajouter plus sérieusement : “Piloter des projets, je le vois avec mes activités bénévoles est quelque chose qui me motive. Sans forcément me spécialiser dans un domaine, j’apprécie de faire travailler des personnes ensemble”. Manager, chef de projet en somme.

Tout cela, il devra le présenter dans quelques jours lors de la journée de travail en groupe. Il en aura cinq durant tout son parcours. Elles doivent permettre d’exposer collectivement les projets, mutualiser les démarches, préparer les enquêtes et élaborer des stratégies personnelles à l’aide du groupe. “C’est un brainstorming en quelque sorte qui pourra éventuellement faire naitre de nouvelles idées chez d’autres personnes”. Lui se définit comme créatif, excédé par les tâches répétitives. Des profils très présents dans les participants à ce genre de stage.

L'actu nouvelle génération en Bourgogne | Jérémie Lorand

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>> Partie 2 - Vis ma vie de nouveau chômeur : Suis-je un boulet pour la société ?

Les blogueurs pause emploi

Exercice cathartique, thérapie de groupe ou site d'information et d'entraide, les blogs tenus par des chômeurs dévoilent un quotidien souvent négligé par les médias.

Illustration d'Agathe pour L'Agenda D'Agathe


3,3 millions de chômeurs en France, et combien de blogueurs ? Perdre son boulot, c'est bien souvent disparaître du champ des visibles. Le chômage reste tabou, vaguement honteux, souvent silencieux. Certains chômeurs ont décidé au contraire de faire de cette situation une plateforme. Ils bloguent ce quotidien trop souvent ignoré des médias. Informatifs, drôles ou poétiques... Petite revue (non exhaustive) de ces chroniques du chômage ordinaire.

Dédrama-queen
On ne sait rien de la petite blonde pétillante du blog dessiné L'Agenda d'Agathe, sinon son prénom et sa situation professionnelle : sans emploi. « Agathe, révèle sa jeune dessinatrice, c'est moi, c'est tout le monde. » Et ce pour permettre aux travailleurs et aux chômeurs de s'identifier au personnage, d'exorciser leur peur et leur honte. Créé en septembre dernier, L'Agenda d'Agathe est une véritable thérapie de groupe qui passe par l'humour et la bonne humeur. Parmi les dessins à ne pas rater, « Precarity » et « 30 000 CV presque envoyés », qui font respectivement référence au film Gravity et au bug à Pôle emploi.

Forum chômagissimo
Je suis jeune, diplômée et chômeuse ! Un brin déprimée par cette situation, j’ai cherché sur Internet des sites, forums, blogs traitant du chômage des jeunes diplômés. Or je n’ai trouvé que peu de témoignages. C’est pourquoi j’ai décidé de créer ce blog ! » C'est là un extrait du tout premier article publié par Élodie Benchereau sur son blog Jeune diplômé au chômage. Ce dernier regorge de précieux conseils pour retrouver du travail, suivre une formation ou se lancer dans l'entrepreneuriat. On y trouve également des témoignages d'anciens/d'actuels chômeurs. Dont le sien. Aux dernières nouvelles, Élodie Banchereau proposait des visites alternatives de Berlin et ça marchait plutôt bien.

Minisphère amer
Cécile Hautefeuille est une jeune journaliste de 32 ans qui cumule petits salaires et indemnités chômage. Son blog, Minisphère du chômage et des idées reçues, s'attaque de front aux préjugés. Le plus répandu de tous ? « Les chômeurs profitent du système ! On a tendance à oublier que ceux des catégories B et C travaillent. » Minisphère prend la forme d'une parodie du site Internet du ministère du Travail. Il divulgue ce que ce dernier dissimule. Comme les radiés de la liste des demandeurs d'emploi ou les chômeurs qui baissent les bras. Minisphère est arrivé deuxième, dans sa catégorie, des Best of blogs 2013. Ce concours international réputé élit « les blogs qui contribuent à la liberté d'expression et font avancer le débat sur des sujets d'intérêt public ».

Profession de foi
En septembre 2010, à l'âge de 40 ans, Stéphane Sarti se retrouve au chômage. Il habite une petite ville, il croise les professeurs de ses enfants tous les jours. Au moment d'inscrire ces derniers à l'école, il hésite à écrire « demandeur d'emploi » en face de « profession du père ». Quelques jours plus tard, cet ancien cadre dans le marketing se promet de ne plus jamais avoir honte de sa situation professionnelle et crée le blog Demandeur d'emploi. Il y racontera, pendant près de 6 mois, ses espoirs et ses désespoirs. Bouleversant et formidablement bien écrit.

Branlosociologie
Nathanaël Rouas, jeune créatif de 28 ans, est l'auteur du Bomeur, un blog à succès qui relate le quotidien du bobo parisien au chômage. Un quotidien fait de projets avortés et de bières entre potes. « Parler librement et sans complexe de sa recherche d'emploi, c'est nouveau et ça ne passe pas encore très bien, constate celui qui a créé son entreprise de communication en janvier dernier. Son Bomeur continue seul son petit bonhomme de chemin. Trois jeunes diplômées au chômage ont repris le flambeau sur leur page Facebook intitulée Bomeuses.


 Martin Rhodes

Pacte de responsabilité : la CFDT signe

La CFDT a ratifié jeudi l'accord entre les partenaires sociaux sur le pacte de responsabilité. Le syndicat estime que ce texte « reprend des points essentiels » qu'il avait revendiqués, et appelle le gouvernement à faire connaître ses « intentions » sur les baisses de charges des entreprises. La CFTC et la CFE-CGC ont également signé cet accord, contrairement à la CGT et FO.